Les balades en forêt ou en nature sont généralement l’occasion de cueillir des plantes sauvages comestibles et/ou médicinales. Parmi les plantes aromatiques et potagères qu’il est possible de cueillir durant ses moments, il y a le maceron. Toutefois, il est important de savoir l’identifier pour ne pas se tromper, voire cueillir d’autres plantes mortelles. Voici ce qu’il faut savoir à propos du maceron.

⛔️Attention ! La cueillette de plantes sauvages comporte des risques. N'utilisez ou ne consommez jamais une plante dont vous n’êtes pas sûr(e) à 100% de ses effets. Cela pourrait vous être fatal ... comme dans le film Into the Wild !

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Maceron : de quoi s’agit-il ?

Le maceron, de son nom latin Smyrnium olusatrum, est une plante herbacée de la famille des Apiaceae.

Présentation générale 

Il est originaire d’Europe méridionale (Italie, Grèce, Portugal, Espagne…),  d’Afrique du Nord (Maroc, Tunisie, Algérie), et d’Asie occidentale (Liban, Syrie, Turquie, Israël…). Mais cette plante s’est facilement naturalisée un peu partout. Le maceron est connu sous diverses appellations : « poivre sauvage », « persil de cheval », « grande âche », « persil d’Alexandre », « Olisatrum », ou encore « gros persil de Macédoine ». 

Son arrivé dans les potagers remonte au Moyen-âge. Le maceron a été consommé comme légume. Et s’il a été oublié depuis de nombreuses années, il a actuellement le vent en poupe auprès des amateurs de jardinage. D’autant plus que toutes les parties de cette plante sont comestibles : graines, racine, tiges, feuilles, fleurs, boutons. 

Où trouver le maceron ?

Même si le maceron est cultivé comme légume, la plante pousse à l’état sauvage. On peut le rencontrer dans les friches ou en bordure de haie. Le maceron est une plante que l’on retrouve toute l’année. Mais c’est surtout au printemps que la cueillette est intéressante du fait que la plante est encore très jeune. Par ailleurs, il s’agit d’une plante bisannuelle. De quoi ravir les fans de cueillette de plantes sauvages. 

Comment reconnaître le maceron ? 

Le maceron se reconnaît par son inflorescence et la fameuse ombelle d’ombellules ou des tiges partent du même point. Et au bout de ces tiges, on retrouve encore de petites tiges qui partent du même point.

Ombelle d’ombellules du maceron

Cette plante a de petites fleurs jaune-verdâtres qui n’apparaissent que durant sa seconde année de vie. Celles-ci sont groupées en ombelles ayant 6 à 9 rayons.

Fleurs du maceron

Smyrnium olusatrum est doté de feuilles basales assez grandes, divisées en  larges segments en trois fois. Pour ce qui des feuilles de la tige, elles sont à trois lobes et bordées de poils frisés. Sa racine épaissie, quant à elle, s’enfonce en profondeur, à l’instar d’une carotte. 

Les fleurs du maceron produisent des fruits qui deviennent noirs à maturité. Ceux-ci ont une épaisseur de 5 mm et contiennent chacun 2 graines.

Fruits du maceron à maturité

Enfin, le maceron peut être confondu à l’angélique des bois, à des peucédans ou à l’impératoire, une plante des montagnes. 

Propriétés et bienfaits du maceron ? 

Le maceron est une plante aromatique qui renferme de nombreux sels minéraux et des vitamines. Mais à part ses atouts nutritionnels, il a aussi de nombreux bienfaits thérapeutiques. Chaque partie du maceron a ses propres vertus pour la santé :

  • Les fruits et les racines ont des propriétés diurétiques, dépuratives, apéritives, stomachiques et antispasmodiques ;
  • Les feuilles du maceron sont antiscorbutiques

Le maceron est aussi utilisé pour soulager, voire enrayer les crises d’asthme. En usage externe, cette plante permet de soulager les brûlures légères, les petites blessures et les coups de soleil. 

Sous quelle forme consommer ou utiliser le maceron ? 

Le maceron était avant tout consommé comme légume, mais il a été détrôné par le céleri. Voici comment consommer chaque partie du maceron :

  • Les feuilles – elles servent d’arôme comme le persil, et s’utilisent dans les soupes et dans les ragoûts ;
  • La racine – semblable à un radis noir, elle se consomme crue ou cuite ;
  • Les boutons floraux – confits dans du vinaigre, ils peuvent remplacer les câpres ; 
  • Les graines séchées – elles font un excellent substitut de poivre. 

Enfin, les jeunes pousses se cuisinent facilement en légumes. Elles ont un goût proche du céleri, mais en plus fort, et sont meilleures au printemps. 

Quelques précautions à prendre avec le maceron

Le maceron en lui-même est une plante sans danger et entièrement comestible. Néanmoins, il faut être sûr à 100 % de l’identifier avant de le cueillir et de le consommer. Cela évite les intoxications et l’empoisonnement. Aussi, si vous souhaitez utiliser la racine de maceron, il faut le faire avant que la tige ne sorte. Pour cause, lorsque la plante va faire ses graines, la plante va mourir. 

Vous l’aurez compris, tout est bon dans le maceron. Mais pour mieux profiter de ses bienfaits et de ses atouts nutritionnels, il faut bien choisir le moment de la cueillette et savoir préparer les différentes parties de la plante.

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